mardi 3 mai 2016

"des p'tits trous, encore des p'tits trous"....

Avec les premiers rayons de soleil, premier tricot plus estival...

Depuis le temps qu'il trainait en boule au fond de mon placard, on peut dire qu'il tombe dans la catégorie "stash less" (un boulet tricot en moins qui traine :)...). Commencé il y a trois ans???, j'étais arrivée à la moitié, puis l'été étant fini et avec lui l'envie d'un tricot léger, le pauvre s'est vu relégué à l'année suivante, et ainsi de suite... fin de l'année dernière je suis retombée dessus hésitant longuement à le détricoter pour réutiliser la laine pour un gilet pour mlle E, car je n'étais plus certaine d'avoir envie de porter le haut. Finalement monsieur m'a convaincu (les trous y étaient peut-être pour quelque chose :)?!?) de le reprendre... Après quelques pauses (à nouveau), il est enfin tombé de mes aiguilles il y a un moment et je l'ai assemblé en janvier; depuis il attendait patiemment (encore) dans un coin les beaux jours...
 modèle "marinière" du Kaléidoscope, tricoté en Kaleïdo de la Droguerie (trouvé au Kaléidoscope); j'ai fait une taille S, ça va, mais après coup j'aurais préféré un effet plus "loose", la taille M aurait été mieux...
malgré des aig. 3,5 le modèle monte vite, le point à trous est facilement retenu... au final c'est un modèle très sympa à tricoter... reste à voir si je vais effectivement le porter :)...

vendredi 29 avril 2016

17/52

52weeks photo project
17/52: rayures

"rayures" des travaux devant chez nous en ce moment... 
j'aime le côté graphique,  
et la touche de couleur dans une météo essentiellement dominée par le gris actuellement... 

jeudi 28 avril 2016

16/52

 52weeks photo project
16/52: paysage

mmhh avec du retard, 
vue "d'en haut" (à partir du "Kalkberg") sur notre point de chute allemand, Lüneburg,
à chaque séjour on prend la même photo :)...

mercredi 27 avril 2016

sur ma table de nuit #7

"Le défilé, ce n'est pas compliqué, il est constant. (...) Voici une femme en jupe. Elle discute avec une amie à dix mètres du banc, debout devant une table en terrasse. Sa jupe a un tombé inédit, le banc frémit: "C'est dans le biais", chuchote Méliné, à l'aise dans le seul vocabulaire qu'elle maîtrisera jamais, celui de la couture. Anahide le note.
Méliné:
"C'est laine mousse. C'est gris-bleu."
(...)
"C'est longueur mollet. Pli creux. C'est taille haute."
La femme retourne s'asseoir.
" C'est boutonné où?" demande Knar.
C'est vrai où?
"On ne sait pas? dit Anahide en s'adressant à sa soeur.
- Va voir, Knar", dit Méliné.
Knar rentre dans le café.
(...)
Sur le banc, elle explique:
"Comme de la ficelle entrelacée, ça fait des huits, d'un côté il y a une boucle, et de l'autre comme une pelote de laine microscopique, mais en ficelle, et qui entre dans le boucle et c'est comme ça que ça se ferme. Je le jure."
Méliné:
"C'est comme je montrer toi sur militaires défilé du 14 juillet?
- Oui! Mais en beaucoup plus petit."
Méliné ferme les yeux.
" O seigneur, c'est brandebourgs!"
Elle attendait l'occasion d'énoncer ce mot qui la fascine.
Elles rentrent rue d'Alésia et elles font la jupe."

("La Vocation", Sophie Fontanel)

de Sophie Fontanel je connaissais les rubriques dans ELLE, drôles parfois, et sa démarche d'assumer vraiment ses cheveux blancs m'a conquise, moi qui grisonne de plus en plus et dont rien n'est plus pénible parfois que les commentaires des coiffeuses "vous ne voulez pas faire une teinture? non, vraiment?? c'est si dommage... vous êtes jeunes, vous devriez...".
Quand son livre est sorti, j'ai longuement hésité. A chaque passage à la libraire, attirée, je l'avais en main. Je l'ai feuilleté, je l'ai tenu un moment et puis non je l'ai reposé, hésitante. La beauté d'un vêtement, d'un tissus, d'un motif, l'histoire et l'évolution de la mode ça me fascine, ce livre m'attirait, normal en somme, mais peut-être n'était-il qu'une bonne campagne de pub et que finalement bof quoi?... et puis au énième passage de librairie, en France finalement, les deux petits euros en moins par rapport à la Belgique m'ont fait tanguer :), je l'ai embarqué... au soir dans mon lit je me suis plongée dans cette histoire inspirée de sa famille et j'ai fini par le dévorer en peu de temps.

"Kleider machen Leute" ("l'habit fait le moine") on dit en Allemagne, et c'est tellement vrai. En lisant le livre je voyais mon grand-père français toujours tiré à quatre épingles lorsqu'il sortait pour faire une simple course, comme prendre de l'essence par exemple. Il était fils d'agriculteur, à la ferme il n'y avait pas grand chose, mais sa mère accordait beaucoup d'attention à ce que la maison soit soignée. Lorsqu'ils sortaient après le travail, ils étaient toujours bien habillé, les mains propres. En travaillant dur et avec une bonne dose d'intelligence, il a réussi à quitter la ferme et à faire une belle carrière à Paris. C'était le sommet de la réussite lorsqu'on venait d'un petit patelin du nord... Être un homme élégant et bien vêtu selon les circonstances y était aussi pour quelque chose. 
De l'autre côté de la famille ma grand-mère allemande a toujours veillé jusqu'à la fin à sa garde-robe. Petite j'admirais ses bracelets en argent, leurs doux "cling-cling" en tricotant ainsi que ses grosses bagues et ses rangs de colliers à n'en finir... Tout dans sa tenue était coordonné. Il y avait une couleur dominante - sa pouvait être le corail un jour, bleu klein un autre - qui était le fil rouge de l'ensemble. Même ses bagues changeaient en fonction de la couleur du jour. Elle était très coquette, et disait toujours "le jour où cela ne m’intéressera plus de savoir ce que je mets, si telle couleur ira avec une autre, tu sais, alors là ce sera fini...". C'était une tricoteuse hors pair.
Ma grande-tante allemande, plus sportive et pragmatique (elle était prof de sport et d'ouvrages dans un lycée pour jeunes filles), avait une autre approche de l'élégance. Pour elle la qualité du tissus, la façon dont il était travaillé et s'il était adapté à l'usage que l'on voulait en faire importait beaucoup. Elle était prête à nous offrir une veste un peu plus chère si elle "en valait" la peine, c'est à dire s'inscrivait dans la durée.

un vêtement ce n'est pas anodin, pour chacun cela signifie ou apporte autre chose... en lisant "La Vocation" tous ces petits détails, mes souvenirs familiaux ont fini par s'entremeler avec les anecdotes du livre. C'est touchant, drôle par moment. C'est une histoire de femmes, de mode, de l'élégance, d'époque aussi, d'une passion commune pour le beau... Ce fût une belle surprise et un réel plaisir de lecture!

samedi 23 avril 2016

keep calm...

ayant un grand faible pour les "britisheries", et ceci pas uniquement pour le thé et le liberty :)... je savoure à chaque fois (un brin nostalgique) ses billets d'outre-manches riches en belles balades et adresses... en attendant de pouvoir y retourner, je "voyage" avec une bonne tasse de thé (of course!) et le dernier "Nouvel Obs'" spécial Grande-Bretagne avec the Queen (sereine) à l'honneur pour ses 90ans!

doux week-end à tous....

jeudi 21 avril 2016

liberty étoilé...

... ou la couture boulet... une chemisette des Intemporels pour Enfants pour petit loup commencée avec beaucoup d'enthousiasme fin août l'année dernière pour un baptême début septembre (re-) l'année dernière, et (enfin!) finie ce week-end pour un autre baptême, pfiouu! 
j'avais sous-estimé la course de la rentrée de septembre, ensuite c'était l'hiver où les chemisettes en liberty sont un peu trop légères et hop voilà qu'on a une couture quasi finie qui traine dans un coin... heureusement que les Intemporels ça taille plutôt grand; malgré tout le 6 ans pour petit loup ne fera pas tout l'été je pense, ça va tout juste... mais bon ça pourrait être pire pour une couture terminée 8 mois après l'avoir commencée, hum hum...
liberty adelaïde (??) choisi dans le stock par petit loup, 
par contre plus aucun souvenir où j'avais acheté ce coupon,
boutons récupérés sur une vieille chemise de monsieur,

boutonnières à l'horizontale?!? je m'en suis rendue compte qu'une fois les boutons cousus et les boutonnières ouvertes... 
du coup la chemise de grand loup, car oui le boulet couture va par paire, n'a toujours pas ses boutonnières car je les ai toutes décousues pour les refaire à la verticale (espérons que ça ne durera pas 8 mois, sinon sa chemise ira directe chez petit loup...)...
à part ça une cousette sympa, même si on est un peu laissé dans la nature à quel endroit il faut réaliser les boutonnières (mais peut-être j'ai loupé de recopier l'emplacement à partir du patron, mais il me semble qu'il n'y en avait pas..).. elles ont été distribuées au feeling :)
et un petit loup trèèèèès content (qui voulait qu'on voit sa tête aujourd'hui :))!!

mardi 19 avril 2016

demain...

J'ai pu voir ce film avec une copine pendant le week-end et je ne peux que le recommander!!

Pour une fois on ne sort pas complètement déprimé d'un film - documentaire traitant de l'effondrement des écosystèmes menaçant l'humanité, au contraire. Par le biais de différents exemples de projets locaux qui marchent à travers le monde, on en ressort motivé à se retrousser les manches pour contribuer par nos petits moyens - tri des déchets, le compostage, la récupération, le consommer local... -  à changer à long terme l'évolution, pour que nos enfants puissent encore profiter d'une terre sur laquelle il fait bon vivre...  
Si vous ne l'avez pas encore vu, allez-y!!
Pour ma part j'ai enfin réussi à convaincre monsieur à me construire un mini compost pour notre mini jardin :)

http://www.demain-lefilm.com/