jeudi 19 mai 2016

kaléidoscope de liberty's pour se faire une beauté...

ça fait déjà une éternité que mon amie Cla utilise des lingettes réutilisables pour se démaquiller et que je me dis faudrait essayer; 

je m'étais aventurée sur le terrain à la naissance de mlle E pour le nettoyage lors du change, c'était pas mal, mais je n'ai pas persévéré - la faute peut-être de les avoir lavé à 60° ce qui a rendu le côté polaire tout fripouille...

il y a peu je me suis enfin (re-)lancée (motivée par le film "demain" peut-être?..) dans une production à la chaine de lingettes pour se démaquiller, afin de réduire la consommation de disques en coton.
c'était l'occasion rêvée d'utiliser les minis-bouts de liberty gardé "religieusement" parce qu'ils sont trop bôoooo... et les restes de polaires blanches - à fond dans le stash less :)! 

j'en ai fait des plus grands pour le lait démaquillant et puis des plus petits pour la lotion, le tout tourne à 30° en machine et en ressort propre et toujours aussi doux depuis trois semaines! conclusion très satisfaisante donc et cerise sur la gâteau: la touche de couleurs dans la salle-de-bains qui met de bonne humeur :)...
le format de chaque lingette n'est pas tout à fait identique, je me suis adaptée aux chutes de liberty...

vendredi 13 mai 2016

après tricot estival, le tricot hivernal...

après le tricot léger de la semaine dernière, voici un modèle plus hivernal (il parait que ce week-end ça pourrait à nouveau être de mise :)...), mais pour mlle e.
par contre celui-ci est tombé beaucoup plus vite de mes aiguilles :)...

le "stash less" en tête,
des écheveaux de cascade 220 couleur framboise et un écheveau de cascade alpaca lana d'oro gris chiné (le tout du Kaléidoscope il y a un moment) en stock,
des jolis boutons, stock également,
puis le joli "gilet à manches longues" tiré du très beau livre "Irrésistibles à tricoter",
une mini qui préfère les gilets aux pulls pour l'instant et le tour est joué...
séance photo avec une mini un peu fiévreuse la semaine dernière et qui ne veut plus quitter ses pyjamas :)...
 
première fois pour moi de tricoter en une seule pièce. on commence par le bas et il ne reste qu'à fermer les coutures sous les bras. pour quelqu'un qui n'aime pas assembler les tricots (c'est là que ça traine souvent), c'est une nouvelle expérience plutôt gratifiante, j'avoue. d'autant plus que les explications sont vraiment claires. il suffit de suivre à la lettre et ça roule tout seul!

j'ai fait une taille 4ans pour que le gilet "dure" un peu et ne soit pas trop petit à la rentrée de septembre. il suffit de retrousser les manches pour l'instant... au début je n'étais pas très emballée par le lien à nouer en guise de bouton tout en haut; je voulais le remplacer par un simple bouton, mais j'ai laissé tomber quand j'ai réalisé que l'encolure était conçue pour un lien; sans lien elle était trop large, n'ayant aucune idée comment l'adapter, j'ai fini par faire tout comme dans le modèle et finalement j'aime beaucoup comme ça :)!...

seul petit hic, comme souvent, relever les mailles sur les bords devants... je n'arrive jamais, mais vraiment jamais, au nombre de mailles requis dans les explications! théoriquement il fallait relever 108 mailles sur les bords devants. mission impossible, même en piquant dans chaque maille j'ai réussi à n'avoir que 98 et ça avait l'air franchement bizarre. on le voit sur la photo en dessous, le côté droit gondole et est plus long... bref, j'ai laissé tomber et j'ai fait à ma sauce en suivant le principe expliqué sur "in the loop", finalement j'ai dû avoir 68m je pense et ça me semblait plus "normal", voir bordure gauche....
mais à part ça, vraiment un très chouette tricot, qu'elle portera souvent je pense!!

jeudi 12 mai 2016

19/52

19/52: or

après avoir zappé la semaine 18/52 par manque de temps et inspiration, je me rattrape cette semaine avec une photo peu originale, certes, mais de "l'or" qui me tient à cœur :)...

mardi 3 mai 2016

"des p'tits trous, encore des p'tits trous"....

Avec les premiers rayons de soleil, premier tricot plus estival...

Depuis le temps qu'il trainait en boule au fond de mon placard, on peut dire qu'il tombe dans la catégorie "stash less" (un boulet tricot en moins qui traine :)...). Commencé il y a trois ans???, j'étais arrivée à la moitié, puis l'été étant fini et avec lui l'envie d'un tricot léger, le pauvre s'est vu relégué à l'année suivante, et ainsi de suite... fin de l'année dernière je suis retombée dessus hésitant longuement à le détricoter pour réutiliser la laine pour un gilet pour mlle E, car je n'étais plus certaine d'avoir envie de porter le haut. Finalement monsieur m'a convaincu (les trous y étaient peut-être pour quelque chose :)?!?) de le reprendre... Après quelques pauses (à nouveau), il est enfin tombé de mes aiguilles il y a un moment et je l'ai assemblé en janvier; depuis il attendait patiemment (encore) dans un coin les beaux jours...
 modèle "marinière" du Kaléidoscope, tricoté en Kaleïdo de la Droguerie (trouvé au Kaléidoscope); j'ai fait une taille S, ça va, mais après coup j'aurais préféré un effet plus "loose", la taille M aurait été mieux...
malgré des aig. 3,5 le modèle monte vite, le point à trous est facilement retenu... au final c'est un modèle très sympa à tricoter... reste à voir si je vais effectivement le porter :)...

vendredi 29 avril 2016

17/52

52weeks photo project
17/52: rayures

"rayures" des travaux devant chez nous en ce moment... 
j'aime le côté graphique,  
et la touche de couleur dans une météo essentiellement dominée par le gris actuellement... 

jeudi 28 avril 2016

16/52

 52weeks photo project
16/52: paysage

mmhh avec du retard, 
vue "d'en haut" (à partir du "Kalkberg") sur notre point de chute allemand, Lüneburg,
à chaque séjour on prend la même photo :)...

mercredi 27 avril 2016

sur ma table de nuit #7

"Le défilé, ce n'est pas compliqué, il est constant. (...) Voici une femme en jupe. Elle discute avec une amie à dix mètres du banc, debout devant une table en terrasse. Sa jupe a un tombé inédit, le banc frémit: "C'est dans le biais", chuchote Méliné, à l'aise dans le seul vocabulaire qu'elle maîtrisera jamais, celui de la couture. Anahide le note.
Méliné:
"C'est laine mousse. C'est gris-bleu."
(...)
"C'est longueur mollet. Pli creux. C'est taille haute."
La femme retourne s'asseoir.
" C'est boutonné où?" demande Knar.
C'est vrai où?
"On ne sait pas? dit Anahide en s'adressant à sa soeur.
- Va voir, Knar", dit Méliné.
Knar rentre dans le café.
(...)
Sur le banc, elle explique:
"Comme de la ficelle entrelacée, ça fait des huits, d'un côté il y a une boucle, et de l'autre comme une pelote de laine microscopique, mais en ficelle, et qui entre dans le boucle et c'est comme ça que ça se ferme. Je le jure."
Méliné:
"C'est comme je montrer toi sur militaires défilé du 14 juillet?
- Oui! Mais en beaucoup plus petit."
Méliné ferme les yeux.
" O seigneur, c'est brandebourgs!"
Elle attendait l'occasion d'énoncer ce mot qui la fascine.
Elles rentrent rue d'Alésia et elles font la jupe."

("La Vocation", Sophie Fontanel)

de Sophie Fontanel je connaissais les rubriques dans ELLE, drôles parfois, et sa démarche d'assumer vraiment ses cheveux blancs m'a conquise, moi qui grisonne de plus en plus et dont rien n'est plus pénible parfois que les commentaires des coiffeuses "vous ne voulez pas faire une teinture? non, vraiment?? c'est si dommage... vous êtes jeunes, vous devriez...".
Quand son livre est sorti, j'ai longuement hésité. A chaque passage à la libraire, attirée, je l'avais en main. Je l'ai feuilleté, je l'ai tenu un moment et puis non je l'ai reposé, hésitante. La beauté d'un vêtement, d'un tissus, d'un motif, l'histoire et l'évolution de la mode ça me fascine, ce livre m'attirait, normal en somme, mais peut-être n'était-il qu'une bonne campagne de pub et que finalement bof quoi?... et puis au énième passage de librairie, en France finalement, les deux petits euros en moins par rapport à la Belgique m'ont fait tanguer :), je l'ai embarqué... au soir dans mon lit je me suis plongée dans cette histoire inspirée de sa famille et j'ai fini par le dévorer en peu de temps.

"Kleider machen Leute" ("l'habit fait le moine") on dit en Allemagne, et c'est tellement vrai. En lisant le livre je voyais mon grand-père français toujours tiré à quatre épingles lorsqu'il sortait pour faire une simple course, comme prendre de l'essence par exemple. Il était fils d'agriculteur, à la ferme il n'y avait pas grand chose, mais sa mère accordait beaucoup d'attention à ce que la maison soit soignée. Lorsqu'ils sortaient après le travail, ils étaient toujours bien habillé, les mains propres. En travaillant dur et avec une bonne dose d'intelligence, il a réussi à quitter la ferme et à faire une belle carrière à Paris. C'était le sommet de la réussite lorsqu'on venait d'un petit patelin du nord... Être un homme élégant et bien vêtu selon les circonstances y était aussi pour quelque chose. 
De l'autre côté de la famille ma grand-mère allemande a toujours veillé jusqu'à la fin à sa garde-robe. Petite j'admirais ses bracelets en argent, leurs doux "cling-cling" en tricotant ainsi que ses grosses bagues et ses rangs de colliers à n'en finir... Tout dans sa tenue était coordonné. Il y avait une couleur dominante - sa pouvait être le corail un jour, bleu klein un autre - qui était le fil rouge de l'ensemble. Même ses bagues changeaient en fonction de la couleur du jour. Elle était très coquette, et disait toujours "le jour où cela ne m’intéressera plus de savoir ce que je mets, si telle couleur ira avec une autre, tu sais, alors là ce sera fini...". C'était une tricoteuse hors pair.
Ma grande-tante allemande, plus sportive et pragmatique (elle était prof de sport et d'ouvrages dans un lycée pour jeunes filles), avait une autre approche de l'élégance. Pour elle la qualité du tissus, la façon dont il était travaillé et s'il était adapté à l'usage que l'on voulait en faire importait beaucoup. Elle était prête à nous offrir une veste un peu plus chère si elle "en valait" la peine, c'est à dire s'inscrivait dans la durée.

un vêtement ce n'est pas anodin, pour chacun cela signifie ou apporte autre chose... en lisant "La Vocation" tous ces petits détails, mes souvenirs familiaux ont fini par s'entremeler avec les anecdotes du livre. C'est touchant, drôle par moment. C'est une histoire de femmes, de mode, de l'élégance, d'époque aussi, d'une passion commune pour le beau... Ce fût une belle surprise et un réel plaisir de lecture!